« Urgence écologie »: Compte rendu de la visite de Madame Delphine Batho en Corse les 12 et 13 mai 2019

Photo Thierry Dominicci

 Madame Delphine Batho, ancienne ministre socialiste de l’écologie et présidente de Génération écologie, était en Corse les 12 et 13 mai.

Cette visite sur l’île de Beauté intervient dans le cadre des élections européennes pour la liste « Urgence écologie ».

Cette liste citoyenne est conduite par Dominique Bourg, philosophe, professeur à l’université de Lausanne et ancien vice-président de la Fondation Nicolas-Hulot.

Durant ces deux journées, madame Batho accompagnée d’Henri Malosse, 5e de la liste Urgence Ecologie, ont abordé à travers une vision moderne de l’écologie (l’écologie intégrale), les grands thèmes environnementaux et sociaux qui touchent l’île.

 Durant ces deux journées, furent abordés et débattus avec des professionnels, des élus de la nouvelle majorité et surtout avec des citoyens, des collectifs et des associations désireux et désireuses de préserver notre région face à l’urgence écologique.

Durant ces deux jours, Henri Malosse et Delphine Batho ont pris le temps d’écouter les craintes citoyennes, les colères parfois et les attentes surtout, des Corses et des insulaires. Des sujets aussi divers que le traitement des déchets, l’agriculture raisonnée, l’avenir d’une économie basée sur des circuits courts, la réappropriation du territoire et donc de l’autonomisation (économique, sociale et institutionnelle) de cette région et bien d’autres encore furent abordés.

Le 12 mai, en fin de matinée, les deux candidats ont rencontré plusieurs viticulteurs de Patrimonio qui depuis des années travaillent sans glyphosate ni pesticide. Les deux candidats d’Urgence Ecologie ont pu s’enquérir des réussites de ces agriculteurs qui à l’image de Jean Baptiste Arena (maire de Patrimonio), ont obtenu une AOC sans glyphosate. En effet ils sont les premiers viticulteurs d’Europe à avoir obtenu une AOC mondiale et à exploiter un vignoble sans l’utilisation du glyphosate. Monsieur Arena nous a présenté son domaine qui sur le plan topographique rassemble quatre générations de savoir faire et de transmissions et d’agriculture sans glyphosate.

Cette rencontre avec ces viticulteurs a permis de discuter de l’avenir d’un autre monde possible d’économie verte fondée à la fois sur une écologie pour notre île. Il a été question d’écologie radicale, d’une économie basée sur des circuits courts et sur l’hypothèse d’une économie verte intégrale.

Ensuite, à 15 heure, les deux candidats d’Urgence Ecologie, ont rejoint la commune d’Urtaca, où ils ont rencontré monsieur le maire Paul-Vincent Ferrandi et son équipe municipale. Durant plus d’une heure, les citoyens d’Urtaca ont pu discuter avec l’ancienne ministre de l’écologie des possibilités de désenclavement de la ruralité.

Madame Batho et monsieur Henri Malosse ont voulu rappeler par cette visite qu’il existe des projets sociétaux fiables qui permettent une mise en valeur du territoire local (par sa réappropriation et son auto-gestion) d’une part, et, d’autre part, ouvre vers des rapprochements citoyens permettant une autonomisation du territoire et un renforcement des liens sociaux.

A 17 heure, les deux candidats étaient attendus à Moltifao, où ils ont rejoint des acteurs-citoyens du collectif anti-enfouissement. L’idée était certes d’échanger avec ce collectif citoyen mais surtout de dénoncer la question paradoxale de la gestion du traitement des déchets par l’enfouissement sur un territoire insulaire. Monsieur Paul-Felix Benedetti (président de Core in Fronte) fut invité en sa qualité d’ingénieur. Plus d’une cinquantaine de personnes étaient présentes pour signaler leurs inquiétudes et leur indignation face à une telle situation. En revanche, Urgence Ecologie Corse demeure étonnée de ne pas avoir eu de couverture médiatique concernant cette réunion citoyenne.

Le 13 mai, en fin de matinée, à Bastia, les deux candidats d’Urgence Ecologie se sont entretenus avec monsieur Jean-Guy Talamoni président de l’Assemblée de Corse. Monsieur Talamoni a répondu à toutes les questions inhérentes à la situation de l’île dans le cadre de l’espace européen et national (décentralisation, compétences de la CdC).

Monsieur Talamoni n’a pas caché son appréhension concernant l’urgence face à la crise climatique et le peu de moyen que donnent les institutions actuelles à la collectivité locale de Corse.

Delphine Batho a pour sa part partagé son analyse sur la Corse d’aujourd’hui (qu’elle connait parfaitement en tant qu’ancienne ministre de l’écologie) et a rappelé au président de l’Assemblée de Corse ses souhaits pour l’avenir de notre île en exprimant l’importance, ici peut-être plus qu’ailleurs sur le territoire national (voire européen), d’une écologie intégrale permettant l’autonomisation et l’empowerment des citoyens, c’est-à-dire la réappropriation du territoire, la reconnaissance des spécificités régionales et bien-sur l’autonomie alimentaire. Henri Malosse souligne lors de cette entrevue que « de Paris comme de Bruxelles le jacobinisme et le centralisme sont des freins à l’émancipation écologique de nos territoires ». 

Tous les trois se sont accordés sur la nécessité d’une réforme radicale des institutions européennes, prenant en compte l’autonomie des territoires et l’expression des citoyens.

Enfin, à 14 heure à la librairie Ambroggi à Ile Rousse, Delphine Batho a dédicacé son livre « Écologie intégrale. Le manifeste ». Plusieurs citoyens balanins se sont déplacés pour parler écologie avec nos deux candidats.

En conclusion, Madame Batho aimerait rappeler à toutes et tous, Corses et insulaires que « La Corse a été préservée jusqu’ici plus que toutes autres régions, grâce à l’engagement d’hommes et de femmes courageux. Aujourd’hui la situation se dégrade et la Corse se retrouve à la croisée des chemins et les choix qu’elle fera détermineront son destin. »

Henri Malosse espère que cette visite de Delphine Batho, permettra à tous les citoyens insulaires, au-delà des différences idéologiques et des clivages partisans de comprendre l’urgence actuelle. Et qu’aujourd’hui seules comptent « les limites planétaires ».

Tout au long de la semaine prochaine, afin de proposer à tous les insulaires « un projet d’adaptation aux changements climatiques au niveau régional » Henri Malosse et son équipe de campagne iront à la rencontre de jeunes agriculteurs et professionnels qui pratiquent une économie verte (BIO, écologie radicale, circuits courts, etc..).

URGENCE ECOLOGIE CORSE

« Continuer à vivre sur cette planète est désormais le but premier »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *